DETOX du printemps : c’est quoi les signes du « trop plein » de toxines

11 mars 2019
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La tradition veut qu’au sortir de l’hiver, chacun devrait procéder à une détoxication du corps pour ôter les excès de graisses, d’hydrates de carbone liés aux céréales (tous les produits à base de gluten…), mais aussi les agents pathogènes. Ce grand nettoyage traditionnel de printemps est réclamé par le corps.

Mais comment réagit le corps face à l’encrassement des toxines ?

  • Il peut brûler les déchets par la fièvre ou chercher à les éliminer par les émonctoires foie, reins, intestins. (Vous comprenez pourquoi il est important de laisser monter la fièvre, pour les maladies de refroidissements, mais au-dessus de 39° bien sûr il faut agir !)
  • Le rejet des déchets s’opère aussi par la peau sous forme d’acné, d’eczémas
  • Par les voies respiratoires ce qui provoque bronchites, rhumes ou sinusites
  • Par les voies urinaires en polyurie, urine acide, sable
  • Par les voies digestives sous forme de vomissements, de diarrhées, et par la production de gaz (problèmes de digestions) comme : l’aérophagie, les ballonnements, les constipations, les reflux d’acidités.

 Autres effets d’un « trop plein » des toxines :
Il s’agit par exemple du cholestérol et des acides gras saturés qui épaississent le sang, se déposent sur les vaisseaux, les agressent et les bouchent, et sont à l’origine des maladies cardiovasculaires. Ou bien encore, ce sont les acides et les cristaux qui enflamment, bloquent et déforment les articulations des rhumatisants. Ce sont aussi les déchets colloïdaux qui encombrent les voies respiratoires et provoquent des catarrhes, l’acide urique qui peut provoquer la goutte.

Les problèmes plus conséquents apparaissent lorsque le « trop plein » des toxines ne se fait pas par une détoxication au moins 2 fois par an. De ce fait les portes de sortie naturelles ne sont plus suffisantes ! Alors le corps en crée de nouvelles, comme les ulcères variqueux, les plaies suintantes qui ne cicatrisent pas, les hémorragies spontanées (hémorroïdes, saignements du nez, règles trop abondantes…). Chez les rhumatisants, les articulations se déforment par la présence de « cristaux ». Souvent ses effets secondaires ne sont malheureusement pas pris en compte par le corps médical comment il faudrait. Et pourtant ils sont des vrais signes que notre organisme nous lance.

En général les symptômes vont être traités sans prendre en compte l’intoxication de l’organisme par nos vies délétères. Prenons exemple sur les animaux, le chat et le chien se purgent régulièrement en mâchant du gramont ou du chiendent, nous aussi nous avons besoin de nous nettoyage et une purification régulière.

La nature sait ce qui est bon

Le passage de l’hiver au printemps est la meilleure période pour effectuer une détoxication, des organes profonds à la peau. Pour cela, la nature nous donne toutes les solutions pour purifier notre organisme et dans la foulée l’aide à renforcer ses défenses immunitaires.

Les Anciens avaient le réflexe d’utiliser les plantes qui poussaient à cette période de l’année dans le jardin : le pissenlit, le liseron, la barbarée, les fumeterres, le lamier, l’iris des marais, la pariétaire officinale, mais aussi le poireau, l’asperge, le tamier… Et évidemment ce n’est pas un hasard si les plantes de la fin de l’hiver et du début de printemps sont dépuratives, laxatives, toniques, purgatives…

Les émonctoires : portes de sortie des toxines

Le corps est équipé de cinq organes pour faire face à la montée des toxines : le foie, les intestins, les reins, la peau et les poumons. Ces organes excréteurs, ou émonctoires, filtrent les déchets hors du sang et de la lymphe et le rejettent à l’extérieur du corps. Comme l’écrivait Hippocrate à propos de la peau, « toutes les maladies se guérissent au moyen de quelque évacuation, ou par la bouche, ou par l’anus, ou par la vessie, ou par quelque émonctoire. L’organe de la sueur en est un, qui est commun pour tous les maux ».

Le drainage est le moyen utilisé pour réaliser cette détoxication, ou mieux encore, faire travailler les émonctoires et augmenter cette élimination pendant une certaine période afin de rattraper le retard. Les moyens qui peuvent être employés sont nombreux. Logiquement, on commencera par les « draineurs ». Il peut s’agir de plantes médicinales, de jus ou d’aliments ayant des vertus très purifiantes. La diète, les lavements intestinaux, l’hydrothérapie peuvent être complémentaires.

Du citron pour stimuler le foie, c’est ce qu’il y a de plus simple

Le foie constitue un organe clé et prioritaire dans le processus de détoxication. Car si ses fonctions sont multiples, il est surtout chargé d’éliminer les déchets et de neutraliser les toxines en circulation dans l’organisme. Pour le stimuler, on peut commencer sa journée en buvant un jus de citron frais mélangé à de l’eau chaude. Si l’on connait les vertus stimulantes et antiseptiques du citron, on sait moins qu’il est d’une remarquable efficacité pour dynamiser les foies encombrés.

Pour plus d’infos un lien direct sur mon site :

https://lesconseilsdebabsie.com/lexique/le-citron/

Du pissenlit pour les reins

On dit du pissenlit qu’il rince le filtre rénal et essore l’éponge hépatique. Il est aussi surnommé le « grand nettoyant ». Vous pouvez, bien sûr, le consommer en salade, ramasser ses racines et les faire en infusion. Les racines rissolées et ajoutées aux plats et aux salades sont une variante intéressante (avec un effet-surprise garanti, ha ha ha !)

Vous pouvez aussi préparer les racines de pissenlit en tisane, associées à de la fumeterre, du romarin et de l’ortie (quatre pincées de chaque dans un demi-litre d’eau), à boire dans la journée.

À table, consommez des asperges, des poireaux, des artichauts à la vapeur, du radis noir frais ou en ampoules (1 / jour) et du tamier. Et n’oublions pas la sève de bouleau qui favorise le drainage. Vous la trouverez en printemps dans les boutiques biologiques. Buvez 2 verres / jour. La feuille et l’écorce du bouleau pourront aussi être consommées en infusion tout comme le fait la piloselle que l’on prendra en infusion (50 g pour un litre d’eau ; trois tasses par jour).

Pour permettre d’obtenir un effet dépuratif diurétique et des meilleures performances du transit, consommez : fenouil, cassis, thé vert, citron. Et extraits aqueux de pissenlit, reine-des-prés, chiendent, sureau, fucus, sureau, radis noir, vigne rouge, et aussi le vinaigre de cidre non filtré et non pasteurisé !

Pour plus d’infos sur le super aliment, vinaigre de cidre :

Le vinaigre de cidre, un super aliment!

 

Le plantain pour assainir les poumons…

 

Les poumons sont avant tout une voie d’élimination de déchets gazeux, mais à cause de la suralimentation et de la pollution, ils rejettent très souvent aussi des déchets solides (glaires). Le plantain si peu connu est pourtant un fortifiant des voies respiratoires, un stimulant immunitaire hors pair, qui a en plus le pouvoir de modérer les réactions allergiques. Les propriétés astringentes, cicatrisantes, dépuratives, diurétiques, expectorantes font de cette plante un allié idéal pour nettoyer les bronches. Les feuilles peuvent être utilisées en infusion (100 g de feuilles dans un litre d’eau bouillante). Vous pourrez aussi trouver du plantain en gélules chez les herboristes.

Enfin, doit-on rappeler que le fait de s’aérer et de respirer à fond en forêt, en bord de mer ou en montagne est un moyen simple de nettoyer ses voies respiratoires ?

 

La bourrache pour purifier la peau

 

La peau est le reflet des encombrements du foie, des intestins ou des reins. Elle constitue une triple porte de sortie puisqu’elle peut rejeter des déchets dissous dans la sueur. Elle peut aussi rejeter les déchets colloïdaux par les glandes sébacées se faisant ainsi le relai du foie.

Pour l’aider à excréter, faites appel à la bourrache en fleurs, sudorifique et diurétique (en infusion : 2 cuillères à soupe pour un demi-litre d’eau, infuser quinze minutes et consommer jusqu’à quatre tasses par jour). Vous pouvez également la prendre en capsules d’huile de bourrache. La racine de bardane est aussi conseillée contre les surcharges de la peau. Il est cependant recommandé de la prendre (à raison de 2 à 4 gélules par jour, en infusion, en teinture mère ou en jus de racine fraiche) en complément à un drainage hépatique.

Important !

 

Dépurer les cinq émonctoires en un seul et même traitement peut être dangereux. Il est préférable de les stimuler selon leur ordre d’importance : le foie, les intestins, les reins, les poumons, la peau.

 

Aussi …

La durée de la cure et la progression des quantités absorbées sont à observer avec prudence surtout si la personne qui va pratiquer les drainages est très intoxiquée (grands mangeurs de viande et de produits laitiers, personnes sur médicamentées…), ou que ses forces sont restreintes (personnes âgées, grands malades).

 

C’est une fois les émonctoires rééduqués, que les cures peuvent porter sur tous les émonctoires en même temps. Pour cela il suffit de consommer très peu de protéines animales et misez sur les végétaux. N’oubliez pas les herbes, oléagineux et poissons gras.  Et privilégiez les cuissons douces en ajoutons toujours une bonne huile concentrée en oméga 3. (Lin, noix, krill…)