Le port du masque, ses avantages et inconvénients. Je fais le tour de la question et je reste ZEN avec ma chienne !

07 décembre 2020
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En seulement quelques mois, le masque est devenu une seconde peau. Nous avons tous plus ou moins accepté son port assez facilement. Mais cette rapidité à faire adopter le port généralisé du masque comme mesure prophylactique contre la Covid-19 a empêché tout questionnement sur ses possibles effets sur la santé. Il est donc temps de réinterroger certaines évidences… !

 

  • Le masque empêche-t-il de respirer ?

 

Des publications fleurissent alertant sur les problèmes causés par le port prolongé des masques faciaux. De nombreux témoignages parlent de diminution des capacités respiratoires, de maux de tête prolongés, de difficultés respiratoires et de malaises. L’Organisation mondiale de la santé mentionne des difficultés respiratoires chez les asthmatiques ou les personnes souffrant d’infections respiratoires chroniques, mais aussi possiblement parmi la population saine. Elle précise, par ailleurs, ne pas disposer de données suffisantes pour évaluer les effets indésirables éventuels du port du masque généralisé.

Alors oui pour le moment, nous manquons particulièrement de recul car jamais une population entière n’a été masquée pour une si longue durée. Néanmoins, les témoignages inquiétants se multiplient…

 

  • Une réduction des capacités d’oxygénation possible

 

Les masques ont rapidement été suspectés de favoriser l’hypoxie ( = diminution de l’oxygène sanguin) et l’hypercapnie ( = élévation du CO2 sanguin). Selon l’American Thoracic Society, les masques faciaux peuvent accroître le sentiment d’essoufflement mais n’affectent pas les échanges gazeux. Pas de manque d’oxygène donc, seulement un désagrément chez des gens qui ne sont pas habitués.

 

Dans ce cas, d’où proviennent les maux de tête, les nausées, les malaises et les fatigues inhabituelles rapportés par des porteurs de masque ? Parce que, malgré tout, ce sont des symptômes d’hypoxie chez des personnes qui n’en avaient pas avant de porter le masque au quotidien…

Un examen attentif de la littérature scientifique montre qu’une telle réduction des capacités d’oxygénation est possible. On a vu des cas de désoxygénation chez des chirurgiens après une intervention majeure, induite par le masque (ou peut-être le stress opératoire, précise l’étude). Le port prolongé de masques faciaux chez des professionnels de santé est susceptible d’entraîner une hypoxie, ce qui entraîne une dégradation du glucose et une élévation des taux d’acide lactique. Et les maux de tête font partie des premiers effets ressentis

 

  • Des infections empêchées… ou parfois facilitées ?

 

La contamination des voies respiratoires supérieures par des virus et des bactéries en provenance des masques médicaux a été observée dans plusieurs hôpitaux. Les agents pathogènes présents sur la surface externe des masques utilisés peuvent entraîner une auto-contamination. Le risque est proportionnel à la durée d’utilisation du masque, et au nombre de contacts cliniques.

On parle ici de professionnels de santé, chacun pourra imaginer ce qu’il en est avec la population générale, non formée aux gestes pour préserver la stérilité des masques… En effet, combien de personnes respectent scrupuleusement les recommandations ? Nos masques traînent dans nos poches, sur les sièges auto, sont manipulés avec des mains non lavées, alors qu’un masque neuf et stérile devrait être porté à chaque utilisation.

 

Bien qu’il soit essentiel d’empêcher la transmission du virus de personne à personne, peu d’importance est accordée à ce qui se produit après une transmission. À de nombreuses reprises, je vous ai parlé de l’importance du microbiote et des écosystèmes microbiens comme facteurs d’une immunité efficace. Nous avons un microbiote buccal et cutané, tout comme nous avons un microbiote intestinal. Tous ces microbiotes sont interconnectés. Chaque famille bactérienne occupe un espace et une fonction particulière. Tout déséquilibre est une porte ouverte à la prolifération des bactéries pathogènes. Le masque devient vite un « bouillon de culture » non seulement parce qu’il est contaminé par des bactéries de l’environnement, mais aussi parce qu’il laisse s’accumuler nos propres bactéries à l’entrée des voies respiratoires, ce qui n’est évidemment pas prévu par la nature.

 

  • Que faire ?

 

Pour la fondation Asthma UK, les personnes qui souffrent d’asthme ou d’autres infections pulmonaires ne devraient pas porter de masque facial si cela leur cause des difficultés à respirer. La BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) est une maladie inflammatoire chronique des bronches due à un rétrécissement et un encombrement permanent des voies respiratoires. Une étude rétrospective chez des patients atteints de BPCO et qui ont contracté la Covid-19, révèle que l’utilisation du masque entraîne une hypercapnie, et impacte significativement leur physiologie, avec un risque d’aggravation de la maladie. Il leur est donc conseillé de porter le masque avec prudence !