Les « bonnes » et les « mauvaises » graisses

22 octobre 2017
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Les « BONNES » et les « MAUVAISES » graisses

 

Les autorités de santé vous répètent sur tous les tons que les graisses sont mauvaises pour la santé, et en particulier les graisses saturées.

 

L’alimentation traditionnelle de l’être humain, avant l’introduction massive des céréales, était extrêmement riche en acides gras saturés. Nos ancêtres, avant l’invention de l’agriculture, mangeaient en effet beaucoup de graisse d’animaux, d’entrailles, de crustacés riches en graisses.

 

Les quelques tribus à travers le monde qui ont conservé un mode de vie traditionnel mangent, elles aussi, très gras. Vous avez les Inuits (Esquimaux) de l’Arctique qui, jusqu’à récemment, mangeaient essentiellement de la graisse de phoque, de morse, de baleine, des poissons gras, qui contiennent une forte proportion de graisses saturées.

 

Les Massaïs, qui vivent de l’élevage et de la chasse au Kenya, se nourrissent surtout d’un mélange de lait et de sang, qui est prélevé sur les jeunes bovins sans les tuer, ensuite ils s’ ajoutent des plantes, des racines, etc. et de nombreux végétaux. Encore une fois ce régime est très riche en graisses saturées. Ce qui est intéressant c’est que les uns comme les autres ont de très faibles taux de décès par maladie cardiovasculaire.

 

 

Une importante étude publiée en 2010 dans la revue médicale American Journal of Clinical Nutrition, a montré que les personnes qui souhaitent diminuer leur risque cardiovasculaire ne doivent pas diminuer leur consommation de graisses, mais plutôt réduire celle de glucides, dont les féculents et l’amidon (et donc le pain, les pâtes, les céréales, y compris complètes).

En diminuent la consommation de graisses saturées, et en la remplacent par des glucides raffinés (pain blanc, pâtes, pomme de terre) on augmente la résistance à l’insuline, les problèmes d’obésité, les triglycérides le cholestérol.

 

Depuis des années on nous a dit qu’il faut remplacer les graisses par les céréales, donc nous mangerons beaucoup plus de glucides (surtout des céréales) et moins de graisses, c’est la raison d’une telle hausse de l’obésité, du diabète et des maladies cardiaques.

Il y a seulement un siècle, moins d’une personne sur cent était obèse (y compris aux États-Unis !) et les maladies coronariennes étaient pratiquement inconnues !

 

Il n’y avait en 1950 que 100 cardiologues exerçant en France il sont près de 6 000 aujourd’hui ! Une telle explosion indique que quelque chose a changé et qu’il y a un vrai problème non ?

 

Devinez !

 

Nous consommons beaucoup plus de viande rouge (mais de mauvaises qualités, bêtes nourries aux maïs et aux blés et non pas à l’herbe), notre régime alimentaire est aussi dangereusement riche en sucres et glucides raffinés.

 

Les aliments les plus consommés sont les plus mauvais

Les aliments qui arrivent en tête de la consommation dans les pays industrialisés sont le pain, les céréales, les sandwichs, les pâtes, les pizzas, les biscuits, les gâteaux, les desserts en tout genre, les chips, frites et biscuits d’apéritif à base de pomme de terre, qui sont des glucides. Malheureusement ses produits alimentaires sont tous faits à partir des matières premières les plus bas de gamme, et les moins chers, le blé.

Les bonnes graisses à manger

Les bonnes sources de graisse sont :

  • l’huile d’olive, et bien sûr les olives entières, la tapenade
  • les noix et amandes crues, ainsi que l’huile de noix et l’huile d’amande, mais aussi les noix de pécan, les noix de macadamia, les noix du Brésil.
  • Les graisses animales d’animaux élevés en plein air et nourris d’aliments biologiques et nourris à l’herbe
  • les œufs bios et surtout les œufs de poules nourries de graines de lin (riches en oméga-3) 
  • les avocats 
  • le beurre de vaches nourries à l’herbe (et non aux céréales, maïs et au tourteau, comme la plupart des vaches européennes) ; 

  • l’huile de noix de coco qui est la meilleure huile à utiliser pour les fritures, car elle ne se dénature pas à haute température. Ne jamais faire fumer une huile pendant la cuisson!
  • Les poissons gras (sardines, maquereaux, anchois, harengs) et l’huile de poisson, dont bien sûr la célèbre huile de foie de morue, malheureusement tombée en désuétude et victime d’une terrible réputation, alors que, très franchement, son goût n’est pas du tout si mauvais qu’on le raconte aux enfants. 


Faites toutefois très attention en les achetant. Il devient de plus en plus difficile d’acheter des noix crues de bonne qualité. Elles sont très souvent rances, ce dont vous vous apercevez facilement, car le goût est piquant. Cela veut malheureusement dire que les acides gras polyinsaturés qu’elles contiennent sont oxydés, elles sont donc devenues mauvaises pour la santé.

Quelle est votre ration oméga-3/oméga-6 ?

Il est aussi capital de surveiller que vous avez un bon équilibre entre vos apports d’oméga-3 et d’oméga-6. Les omégas-6 sont en effet présents dans les huiles bon marché (huile de tournesol et de maïs) que l’on retrouve un peu partout, notamment dans la nourriture industrielle, alors que les omégas-3 se trouvent dans l’huile de noix, de lin, cumin noir, avocat, blé germé, et les huiles de poisson, moins répandues et plus chères.

Malheureusement, manger trop d’oméga-6 et trop peu d’oméga-3 entraine un état chronique inflammatoire dans votre corps, ce qui augmente votre risque de maladie cardiovasculaire et de cancer.

A noter que l’huile d’olive ne contient ni l’un ni l’autre, mais c’est une huile qui est très bonne pour la santé (surtout pour le foie), à partir du moment où elle est extra-vierge et issue de première pression à froid, et consommée crue et pas chauffée !

Désolé de vous décevoir mais, l’huile de l’olive même si tout le monde le fait, elle n’est pas faite pour être cuite. D’ailleurs toutes les huiles végétales comme l’huile de noix, de lin, d’abricots, de cumin, chanvre, ne doivent pas être cuites. De + après ouverture il faut les conserver au frigo autrement elles s’oxydent et deviennent toxique.

Pour la cuisson et les fritures (utiliser l’huile de coco (BIO) ou de la graisse de canard .

La graisse à éviter à tout prix

Les acides gras trans, eux, sont à éviter à tout prix. Ce sont des acides gras généralement issus du traitement industriel des huiles, qui sont hydrogénées pour les rendre solides, et fabriquer des margarines, ou donner du moelleux et de la tenue aux plats préparés, biscuits, gâteaux.

Les graisses ainsi fabriquées se conservent plus longtemps dans les entrepôts et les rayons des magasins, mais ils produisent de graves dysfonctionnements à l’échelle cellulaire.

Votre corps a BESOIN de graisse pour fonctionner de façon optimale

Malgré tout ce que je vous ai dit ici, je sais bien que, comme tout le monde, vous continuerez à vous méfier des plats « trop gras ». Ne vous impatientez pas. Il faut bien voir que, depuis notre plus jeune âge, nous avons été littéralement conditionnés pour croire que les graisses sont mauvaises pour la santé, et que ce sont les céréales, si possibles complètes et si possible avec le moins d’accompagnement, qui sont bon pour la santé.

Il n’est pas facile de se convaincre que c’est en fait exactement le contraire. Que dans une tartine de pain beurré, ce qui est mauvais, c’est le pain, et ce qui est bon, c’est le beurre. Méfiez vous des aliments frits, consommez -les à petite dose, cuitent à trop haute températures (220 à 240 °C), ce qui rend les graisses toxiques et produit un phénomène de « glycation » très néfaste pour la santé.

Mais vous voyez tout de même le message que j’essaye de faire passer. Les graisses saturées sont indispensables pour la santé, et aident votre corps à mieux fonctionner. Elles assurent un grand nombre de fonctions importantes, dans le cœur, les poumons, le foie, les os, le système immunitaire. Elles entrent dans la composition de vos hormones, des membranes de vos cellules, et régulent le sentiment de satiété.

Un des énormes désavantages des régimes pauvres en graisse, en effet, est de provoquer un sentiment irrésistible de faim, qui provoque mauvaise humeur, énervement, voire déprime et perte du goût de vivre.

Ces tortures ne sont ni nécessaires ni bonnes pour la santé. Et ça, il me semble que c’est tout de même une très très bonne nouvelle.